| Discours de Son Altesse le Cheik Hamad Bin Khalifa Al-Thani, Emir de l'Etat du Qatar lors de l'Ouverture de la Session du 28 ème Sommet du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe, Doha, lundi 3 décembre 2007 |
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Rappelant que les résultats obtenus par le Conseil au cours des années précédentes n'étaient pas toujours au niveau des exigences des peuples du Golfe, l'Emir du Qatar a appelé les pays membres à faire des efforts renouvelés pour répondre à ces exigences. Malgré des résultats impressionnants obtenus dans plusieurs domaines du développement, la recherche scientifique, moteur du développement durable et source de progrès authentique, demeure encore un domaine trop négligé. La promotion de la recherche scientifique nécessite un environnement propice au développement. Il est nécessaire de garantir le maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur la base de la coexistence pacifique et du respect mutuel. L'Emir du Qatar a ensuite évoqué le climat de menace que pèse sur les pays de la région et sur le monde. La sécurité et l'avenir du développement dans la région sont aujourd'hui menacés. L'Emir du Qatar a ensuite évoqué les principales menaces qui pèsent sur la région : le programme nucléaire iranien, la situation en Palestine, en Irak et au Pakistan, la présence militaire massive dans les eaux du Golfe. La région jouit pourtant d'une situation privilégiée, située depuis l'Antiquité à la croisée des grandes voies commerciales. Contrairement à l'or ou à la machine à vapeur, le pétrole a dès l'origine été accessible à tous ceux qui avaient les moyens de s'en procurer. Le pétrole contribue à faire tourner la machine du progrès de l'humanité. La richesse des pays détenteurs du pétrole a permise d'étendre cette prospérité aux autres nations. Dans l'intérêt du monde entier, il est nécessaire de préserver la paix et la prospérité de la région. Dans l'environnement à risque actuel, il est nécessaire que les acteurs concernés puissent reconsidérer leurs positions avant qu'il ne soit trop tard. Les conflits ne peuvent être résolus à l'aide d'intimidations et de campagnes de haine qui mènent à des conséquences incalculables. En privilégiant le dialogue, il est nécessaire d'accorder toute leur place aux institutions internationales, y compris l'ONU, et de concevoir une politique basée sur la raison et non sur les instincts.
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