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Le pouvoir judiciaire
C'est l'objet du Titre V de la Constitution qui pose le principe de son intégrité (art 129) et de son indépendance (art 130). Le texte fondamental renforce aussi la position des juges en consacrant leur indépendance et leur neutralité, "garantie du respect des droits et des libertés". La Constitution Permanente précise d’ailleurs qu’ils ne peuvent pas être "démis de leurs fonctions sauf dans les cas prévus par la loi" (art 134).
Ayant pour religion officielle l'Islam, l'Etat du Qatar applique le droit musulman (Charia). L'article premier de la Constitution Permanente stipule d'ailleurs que "la Charia est une source principale de sa législation".
Depuis la découverte et l'exploitation du pétrole dans les années 50, le visage de la justice du Qatar a beaucoup changé pour s'adapter aux bouleversements entraînés. Le système judiciaire a commencé à être amélioré quand le premier tribunal statuant sur les litiges entre employeurs et employés a été créé. Ce Conseil des Prud'homme est devenu le noyau de la justice civile. La justice pénale a, elle, été mise en place un peu plus tard.
Pour faciliter et accélérer les procédures, l'Autorité Judiciaire a aussi créé des unités spécialisées dans certains types de contentieux, comme ceux relatifs aux baux et au travail. Le nombre de magistrats s'est également accru pour accélérer le traitement des litiges. L'introduction de l'informatique a enfin facilité les démarches des justiciables et permis à l'administration d'être plus efficace.
Dernière innovation, les différents tribunaux qatariens font parti du projet du gouvernement électronique lancé par l'Etat du Qatar. Ce système doit permettre d'accéder aux services de la Justice directement par Internet. Les juges pourront aussi suivre les affaires de n’importe quel endroit dans le monde.
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